Maria Eugenia de la Nuez Pérez

Chansons, poésie et identité : «l’âme du peuple» en Grèce et au Japon

Περίληψη

Lorsque au XVIIIe siècle, les intellectuels commencent à réfléchir sur l’identité particulier à chaque peuple, l’une des premières questions qui a attiré leur attention a été la question de la langue ; une langue dont ils sont allés chercher les « origines » non pas dans la langue employée dans les ambiances intellectuels mais dans celle qui était employée par le peuple dans sa communication quotidienne. Nous devons à Herder sa théorie d’après laquelle le seul dépositaire et transmetteur des traditions c’est le peuple. C’est donc, vers lui qu’il faut se tourner pour mieux comprendre la spécificité de chaque nation. En concrète vers la poésie et la chanson, les moyens d’expression du peuple ; ce sont elles qui gardent « l’âme du peuple », d’après le terme créé par le propre Herder. Suivant cette tendance, quelques intellectuels grecs de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle vont s’approprier ces idées et employer les chansons populaires comme un argument en plus dans le débat sur l’identité qui va s’ouvrir avant la guerre d’indépendance. Cette association semble être, néanmoins, plus universelle qu’on ne pourrait le croire parce que, vers la même époque, au Japon, un groupe d’intellectuels vont avoir de propos semblables en ce qui concerne les rapports entre l’identité et la poésie-chansons. Certes, dans un premier moment, il s’agissait pour eux d’étudier les ouvrages classiques de sa littérature, cependant, plus tard, leurs réflexions vont les amener à se poser des questions d’identité face à la domination que la culture chinoise avait dans le domaine intellectuel. Dans notre communication, nous allons de mettre en parallèle des deux situations avec leurs différences et leurs points communs pour essayer de mieux comprendre les liens entre la poésie et l’identité.

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